Boulettes en mode vegan et sans gluten à base de déchets d’extracteur

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Bonjour.

Si vous saviez comme je suis heureuse. L’Homme a fait ses analyses de sang et cette fois ci le médecin voulait avoir un bilan hépatique poussé. Grâce au régime alimentaire adapté qu’il a suivi, ses analyses sont plus que parfaites. On est vraiment soulagé. Il est clairement établi qu’il ne doit pas ou peu consommer de glucides, son organisme est incapable de les assimiler correctement. Je ferai d’ailleurs un récapitulatif de ce qu’il a mangé pendant ces deux derniers mois prochainement.

Pour l’aider, on a aussi acheté un extracteur, ce qui nous permet de faire des jus composés à 80% de légumes et 20% de fruits (essentiellement de la pomme pour nous). Par exemple pour le jus « super vert » de Joe Cross, on utilise 6 feuilles de chou kale, 4 branches de céleris, 1 concombre, 2 pommes et une fine tranche de gingembre.

 

 

 

Cet appareil permet d’obtenir un jus limpide d’un côté et des déchets de l’autre. C’est râlant de ne pas utiliser ces derniers.

L’Homme en fait profiter nos plantes. Il a eu l’idée de faire à partir de ce sous produit des boulettes véganes. Les premières réalisées se composaient uniquement des déchets, de farine de pois chiche, d’eau et de sel.

C’était très joli, de texture agréable mais totalement insipide.

J’ai mis mon grain de sel et j’ai souhaité réaliser de véritables boulettes et utiliser ces déchets comme liant.

Le résultat est parfait. Les boulettes se tiennent bien et sont très bonnes !

Ingrédients :

  • 120 g de déchets de jus super vert
  • 25 g de déchets de betterave
  • 1 petit oignon nouveau avec la tige verte
  • 1 gros champignon
  • 50 g de poivron rouge cuit
  • 50 g de petits pois triés et crus
  • 100 g de haricots rouge cuits
  • 1 gousse d’ail
  • 1 càs de persil
  • 1 càs de garam masala
  • 1 à 2 càc de sel
  • Huile d’olive
  • 100 g de farine de pois chiche

Couper en petits dés l’oignon, le champignon.

Faire chauffer une poêle légèrement huilée.

Faire revenir l’oignon et le champignon, ajouter les petits pois, saler et couvrir. Faire cuire une dizaine de minutes à feu doux.

Pendant ce temps, couper en dés le poivron, trier l’ail et le hacher finement avec le persil.

Lorsque le mélange champignon/oignon/petit pois est cuit, ajouter le poivron, l’ail, le persil, les haricots rouge, le garam masala. Bien mélanger et cuire une minute.

Ajouter pour finir les déchets de super jus vert et de betterave, bien mélanger.

Laisser refroidir cette préparation.

Ajouter ensuite à la préparation la farine de pois chiche, une cuillère à café de sel et une cuillère à soupe d’huile d’olive. (Je n’ai pas eu besoin de mettre de l’eau, la préparation est bien humide). Bien mélanger.

Préchauffer le four à 210°C.

Former des boulettes de 25 grammes chacune, j’en ai réalisé 24.

Poser les boulettes dans un plat qui va au four et recouvert de papier sulfurisé. Cuire 10 minutes. Laisser refroidir les boulettes.

J’en ai congelé la moitié car je veux en avoir toujours de prêtes.

Pour le repas du soir j’ai préparé une belle salade avec une sucrine, une tomate, des morceaux de poivron rouge cuit, un peu de maïs et un oignon nouveau tranché finement. J’ai assaisonné de vinaigre de Banyuls, d’huile de colza, d’huile d’olive, de sel et de poivre. J’ai fait réchauffer les boulettes dans une poêle légèrement huilé, dès qu’elles ont pris un peu de couleur, je les ai déposées sur ma salade. Sitôt servi, sitôt mangé !

PS : merci de ne pas faire d’allusion à une quelconque ressemblance avec des crottes de lapins (ou tout autre animal), c’est susceptible un lapin 😉

Gratin de courgette à la ricotta

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Bonjour,

Depuis quelques semaines, je ne comprenais pas mon besoin de rangement, de tri et de réorganisation de la maison. Cela m’éloignait entre autre du blog. Et puis cette semaine, cela m’est apparu comme une évidence. Cela fait 7 ans que je n’ai pas déménagé et c’est vraiment un record pour moi. En fait avec l’Homme on a beaucoup déménagé par nécessité mais aussi par plaisir. En 24 ans de vie commune, on a déménagé 11 fois. Et j’adore déménager. Faute de déménagement, j’ai besoin en ce moment de repenser ma maison, de la désencombrer. J’arrive au bout, je me sens mieux. Ces quelques jours de repos vont me permettre de terminer ce que j’ai entrepris. J’ai eu besoin d’acheter une étagère/bibliothèque et un buffet. La prochaine fois, je vous mets les photos.

Marie du blog Not Parisienne et Sylvie du blog Art de Vivre ont été inspirées par mes recettes, je voudrais les remercier. Elles proposent des recettes qui mettent l’eau à la bouche.

Je voudrais aussi remercier Alexandre du blog Lustsubo qui nous a fait partager les plantes qu’il a sur son balcon. J’étais curieuse de découvrir un « potager » Parisien. En échange, je vous propose de découvrir les plantes qui poussent dans mes cours.

Vous pouvez voir la collection de bâtons de ma fille.

Mes plans de tomate au pied de l’olivier et l’aloe vera qui nous est bien utile pour la peau.

Mes plantes aromatiques. J’ai des graines de courges qui ont germé, affaire à suivre.

J’ai des fleurs quand même !

J’espère un jour que ce buis devient grand, très grand et que l’Homme pourra le tailler en une jolie forme.

Et je vais finir par une recette, un délicieux gratin de courgette à la ricotta qui reste léger. Depuis le changement radical d’alimentation de l’Homme, je lui propose énormément de légumes. Mais je veux que cela reste appétissant. Je me suis tournée vers la ricotta qui a l’avantage de ne pas être très calorique.

Ingrédients :

  • 5 courgettes
  • 1 oignon doux
  • 200 g de ricotta
  • Huile d’olive
  • thym
  • Sel et poivre du moulin

Laver les courgettes, les trier puis les trancher. Nettoyer l’oignon puis le trancher finement.

Faire chauffer une poêle légèrement huilée, faire revenir l’oignon puis les courgettes.

A la cuisson elles vont rendre de l’eau, c’est ce que je recherche. Mon gratin sera ainsi moins liquide. En une quinzaine de minutes les courgettes sont cuites.

Préchauffer le four à 180°C.

Pendant la cuisson des courgettes, mettre la ricotta dans un bol. Ajouter une cuillère à café d’huile d’olive, du thym, du sel et du poivre. Ecraser à l’aide d’une fourchette cette préparation, cela va détendre la ricotta. Elle sera plus facile à étaler.

Prendre un plat qui passe au four. Répartir des courgettes (la moitié) au fond du plat, étaler dessus la préparation (la moitié) à base de ricotta, répartir à nouveau le reste des courgettes, finir par la ricotta.

Cuire au four 20 minutes à 180°C. Servir, c’est bon.

Je serais curieuse de découvrir les balcons ou cours ou bien jardins d’autres blogueurs….

Petit épeautre à l’artichaut et aux petits pois.

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Bonjour,

Au magasin « la ferme Côté Producteurs » à Narbonne, on peut trouver le petit épeautre cuit en bocal (nature ou aromatisé) ou alors en sachet (qu’il faut cuire). L’Homme n’avait jamais voulu le goûter mais depuis il a changé. Dernièrement j’ai acheté un bocal nature que j’ai cuisiné rapidement en rentrant avec des légumes achetés aussi à la ferme. On a adoré, du coup, l’après midi on y est retourné car je voulais en acheter en version à cuire. Le petit épeautre cuit en bocal est délicieux et pratique à utiliser mais c’est cher. Par contre si vous achetez un paquet à cuire, il est certes bien moins cher mais il est long à préparer. Il faut d’abord le faire tremper une nuit, l’égoutter puis le cuire 40 minutes. Ce n’est pas vraiment un plat « minute ».

On a donc acheté l’après midi un sachet de petit épeautre et un bocal (au cas où un soir je sois à la recherche d’un plat rapide à faire).

Ingrédients :

  • 150 g de petit épeautre qu’on fera cuire
  • 1 gros  artichaut
  • 1 oignon nouveau
  • 500 g de petits pois frais qu’il faut écosser
  • huile d’olive
  • sel et poivre du moulin

La veille mettre le petit épeautre à tremper.

Le lendemain, l’égoutter puis le cuire 40 minutes dans de l’eau salée.

Egoutter et réserver.

Trier les légumes, émincer l’oignon et couper en une dizaine de tranches l’artichaut.

Dans un petit faitout, faire chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive. Faire revenir l’oignon puis ajouter les morceaux d’artichaut et les petits pois.

Saler et poivrer. Couvrir et baisser le feu. En ¼ d’heure c’est cuit.

Ajouter le petit épeautre cuit, bien mélanger tout en poursuivant la cuisson 2 minutes. Cela permet de réchauffer le petit épeautre et de mêler les saveurs.

Goûter et si besoin rectifier l’assaisonnement.

Servir sans attendre, c’est excellent, l’Homme a validé.

Je ne vous ai pas raconté, on a fait une petite folie. On a acheté un extracteur de jus.(On dira qu’on s’est fait en avance nos cadeaux d’anniversaire et de Noël respectif)

L’Homme s’éclate, là il me prépare un jus carotte, ananas, citron vert, curcuma et gingembre.

On peut ainsi voir le jus d’un côté et les déchets de l’autre.

Et pour le matin : feuilles d’artichaut et radis noir. A jeun, ce n’est pas mal !

Le goût est à la hauteur de la couleur : beurk. Du coup, on n’achète plus des ampoules pour se nettoyer.

Si vous saviez comme il fait beau à Narbonne. Ca y est, on vit dehors. Il faut qu’on s’achète vite un parasol.

Il est tard, je vais me doucher. Je vous souhaite une belle semaine, cinq jours, on a perdu l’habitude.

Compote fraise et rhubarbe au sucre de bouleau.

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Bonjour,

On a passé le week-end à aider des copains pour leur déménagement. Pour les soulager et qu’ils décompressent un peu, ils sont restés souper avec nous samedi soir. Au menu salade au tofu curry-mangue, tajine de poisson et une compote fraise et rhubarbe.

Cette compote est sucrée avec du sucre de bouleau. Il est intéressant car il a un IG bas : 8 et pour l’Homme c’est parfait.

Ingrédients :

  • 1,200 Kg de rhubarbe
  • 500 g + 500 g de fraises
  • 100 g de sucre de bouleau

Trier 500 grammes de fraises ainsi que la rhubarbe puis couper les en morceaux.

Dans une casserole verser les fruits, ajouter le sucre. Cuire au moins trente minutes à feu doux.

Les fruits vont se compoter et se mêler les uns aux autres. Ils vont rendre beaucoup de jus au départ puis la compote va épaissir progressivement tout au long de la cuisson. Bien mélanger à l’aide d’une cuillère en bois, c’est prêt. Faire refroidir puis mettre au frais.

Pendant la cuisson de la compote, j’ai coupé 500 grammes de fraises que j’ai réservé au frais.

Présentation du dessert : verser dans des verrines de la compote de fraise/rhubarbe (j’en ai rempli 6).

Puis j’ai ajouté les fraises coupées.

C’est un régal !

Je vous souhaite une bonne semaine.

Domaine de l’Olivette, château de Caraguilhes, rouge 2015 et une fleur 100% anti gaspi.

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Bonjour,

Enfin le mois de mai pointe son nez. Il ne manque plus que la chaleur, on se gèle aujourd’hui.

Comme chaque année, je m’interdis de publier tant que la déclaration d’impôt n’est pas faite. Chacun se motive comme il peut !

Je reviens pour vous parler de vin, toujours à moins de 10 euros, toujours acheté chez mon caviste.

C’est un vin de pays rouge qui est produit en agriculture biologique sur le terroir de Boutenac au domaine de l’Olivette qui fait partie du château de Caraguilhes. Il se compose de 50 %de syrah, de 25 % de merlot et 25 % de grenache.

Même si je ne suis pas adepte du merlot (qui est un cépage souvent astringent en Languedoc), ce vin de pays a retenu mon attention. D’une belle couleur rouge foncée, ce sont bel et bien les qualités de la syrah et du grenache que l’on retrouve. Il y a une belle concentration dans les arômes : on est sur les fruits rouges avec une pointe de réglisse.

J’ai acheté cette bouteille chez mon caviste Vie d’Oc au prix de 6,95 euros. C’est très raisonnable pour un vin qui accompagnera merveilleusement une canette cuite au four ou bien un veau aux carottes.

Et pour fêter ce mois de mai, une fleur 100 % anti gaspi, une fleur de chou pet-saï.

Lorsque je mange un chou pet-saï, je garde la base et je la pose sur un verre d’eau. Des racines apparaissent en quelques jours, et la tige se met à pousser, pousser. Voilà le résultat au bout de 3 semaines.

Je vous souhaite un bon 1er mai, sans muguet mais avec du pet-saï. (Et on n’oublie pas de consommer avec Modération).

Purée de pomme de terre et de céleri-rave.

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Bonjour,

Ce matin, j’ai posé l’ensemble des programmes des candidats à la présidentielle sur ma table. J’ai pris le temps de les lire un par un. J’ai essayé de ne pas tenir compte de ce que j’avais entendu dans les médias ces dernières semaines. J’ai juste pris en compte chaque programme, j’ai fait mon choix, je suis allée voter…

En attendant, je continue à proposer à l’Homme des repas équilibrés et surtout riches en légumes. Il a perdu 6 kilos, son ventre a fondu, j’espère que son foie aussi. Je teste énormément de recettes en ce moment à base de légumes, cela me prend du temps, bientôt vous en profiterez.

Pour accompagner le poisson, je voulais faire une purée mais pas qu’à base de pommes de terre. J’ai ajouté du céleri-rave. C’est simple vous pesez autant de pommes de terre que de céleri-rave. Un oignon cébette adoucit la purée. C’est parti pour la recette !

Ingrédients :

  • 1 céleri-rave de 1,200 kg
  • 1,200 kg de pommes de terre
  • 1 oignon cébette
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre du moulin

Peler les pommes de terre et le céleri-rave. Les couper en gros morceaux.

Trier l’oignon cébette et l’émincer.

Dans un faitout légèrement huilé, faire revenir l’oignon. Ajouter les pommes de terre et le céleri-rave.

Verser de l’eau juste au ras des légumes. Saler. Couvrir. Cuire, cela prend une vingtaine de minutes.

Egoutter grossièrement les légumes en vous aidant du couvercle. Il faut qu’il reste un tout petit peu d’eau.

Ecraser les légumes à l’aide d’un presse purée. Saler et poivrer. Ajouter une cuillère à soupe d’huile d’olive.

Remettre à cuire tout en remuant pendant quelques minutes. C’est prêt ! Voilà une purée bien parfumée.

Servie avec une petite dorade grillée et quelques asperges, c’était parfait.

En ce moment, il y a très souvent des asperges à la maison, elles sont à un prix raisonnable : 4 euros le kilo et puis je les adore.

Je vous souhaite une bonne semaine.

Salade au tofu curry-mangue

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Bonjour,

J’ai pris quelques jours de vacances et j’en ai profité pour ranger et nettoyer. La cuisine en avait grand besoin. Je prends plaisir à ouvrir mes placards juste pour profiter de l’état impeccable. Parfois je me surprends moi-même !

L’aquagym continuait aussi pendant les vacances mais plus tôt. J’ai pu me rendre à tous les cours. On était peu nombreux (4 à 5 personnes) et il faisait grand soleil. Le prof ouvrait les grandes baies vitrées, c’était juste parfait.

J’ai aussi pris plaisir jeudi à aller au marché acheter des légumes, des plantes aromatiques à planter et quelques pivoines. J’ai pris le temps pour flâner dans les rayons de Biocoop. J’ai trouvé du tofu parfumé au curry et à la mangue. L’Homme veut manger moins de protéines animales. Adorant ces saveurs, je me suis dit que c’était l’occasion de tester ce produit dans une salade.

Ingrédients :

  • 1 sucrine
  • 1 oignon cébette
  • 3 càs de pois chiches cuits
  • ½ poivron rouge grillé
  • 100 g de tofu au curry et à la mangue Taifun
  • 1 càs de mélange de graines
  • 1 càs d’huile d’olive + 1 càs d’huile d’olive
  • 1 càc d’huile de colza
  • 1 càc de vinaigre de Banyuls
  • Sel et poivre du moulin

Laver les légumes et les trier.

Emincer l’oignon cébette, couper en cube le poivron ainsi que le tofu.

Emincer la salade, la déposer dans un saladier. Ajouter les dés de poivron et les pois chiches.

Dans un bol mélanger une cuillère à soupe d’huile d’olive, une cuillère à café d’huile de colza et le vinaigre. Saler et poivrer. Bien mélanger.

Faire chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une poêle. Faire revenir l’oignon cébette puis ajouter les dés de tofu et enfin les graines. Verser sur la salade, ajouter la vinaigrette et servir immédiatement.

C’est bon ! Le contraste chaud/froid est un délice et cette salade est bien parfumée.

Je vous souhaite un bon week-end de Pâques.

Tartinade de fromage de chèvre au Moringa.

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Bonjour,

Régulièrement j’aime aller m’inspirer des recettes de Lyne sur son blog Epices & Moi. Dernièrement, elle a réalisé une recette qui contenait de la poudre de Moringa. Elle proposait de faire tester ce produit à 10 personnes. En échange on devait faire une recette qui permet de participer à un concours. Je suis donc allée voir ce qu’était cette poudre et j’ai été séduite pas ses bienfaits. Vous trouverez tous les renseignements ICI. Le Moringa est une plante ayurvédique originaire d’Inde. Depuis la nuit des temps, le Moringa est la plante qui guérit 300 maladies. Et tout, dans cette plante, se consomme. La feuille de Moringa est le légume terrestre le plus complet et équilibré en micronutriments, acides aminés et antioxydants. Cette petite poudre magique peut se glisser dans de nombreuses préparations.

Comme je ne voulais pas tomber dans la facilité de faire un smoothie, j’ai eu envie de la travailler avec des saveurs printanières.

Ingrédients :

  • 12 asperges
  • 6 radis
  • 1 fromage de chèvre frais
  • 1 càc bombée de poudre de Moringa
  • 1 càs d’huile d’olive
  • Sel et poivre du moulin

Trier les légumes.

Les faire cuire à la vapeur. Comptez une vingtaine de minutes.

Pendant la cuisson des légumes, écraser à l’aide d’une fourchette le fromage de chèvre avec le Moringa, l’huile, le sel et le poivre.

Bien mélanger. Vous obtenez une belle pâte ferme de couleur verte. Mettre votre préparation dans un bol. Saupoudrer légèrement de poudre de Moringa, c’est juste beau !

Je vous propose de consommer cette tartinade de deux façons.

Soit simplement avec du pain.

Soit façonner en une jolie quenelle pour accompagner des asperges et des radis cuits.

Hier soir, ma famille est venue souper à la maison. Je leur ai proposé cette tartinade. Ils ont adoré la saveur (je trouve que le Moringa a un goût d’artichaut) et aussi la couleur.

Je vous souhaite une bonne soirée.

Fondue de poireaux et de fenouil.

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Bonjour,

Je reviens avec une recette de légumes. Il va y avoir encore plus de recettes de légumes. L’Homme doit éviter la charcuterie, le fromage et les glucides. Il s’est fait une petite frayeur après une analyse de sang. Du coup il est plus raisonnable, enfin !

J’ai réalisé cette fondue de poireaux et fenouil pour accompagner un poisson. S’il en reste vous pouvez en mettre dans une quiche ou un cake.

Ingrédients :

  • 3 gros poireaux
  • 1 fenouil
  • 1 petit oignon
  • 1 càs d’huile d’olive
  • Sel et poivre du moulin

C’est très simple.

Trier vos légumes.

Les trancher finement à l’aide d’un robot. Ca prend 2 minutes pas plus.

Faire ensuite chauffer dans un faitout une cuillère à soupe d’huile d’olive. Verser l’ensemble des légumes tranchés.

Saler et poivrer. Bien remuer. Couvrir. Cuire à feu très doux pendant 45 minutes. Penser à remuer de temps en temps. Les légumes vont rendre leur eau et fondre tout doucement. Ils vont perdre les 2/3 de leur volume.

Ne pas hésiter à mettre beaucoup de légumes au départ car cela réduit beaucoup.

Vous allez vous régaler.

Je vous souhaite une bonne soirée.

30 mars, journée mondiale des troubles bipolaires.

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Bonjour,

Il n’y aura pas de recette aujourd’hui mais juste mon témoignage.

Ma mère est bipolaire. Il était temps qu’une journée soit dédiée à cette maladie car elle concerne 1 à 2% de la population. Elle touche la personne malade mais aussi son entourage. Vivre aux côtés d’une personne atteinte de troubles bipolaires est très difficile. C’est une maladie que l’on porte en soi mais qui ne se voit pas. Difficile pour les autres d’identifier la maladie.

Je souhaite témoigner pour déculpabiliser l’entourage de la personne qui est bipolaire. On a parfois des sentiments qui ne sont pas bienveillants. C’est difficile de se dire que le comportement d’une personne est dû à sa maladie et non pas à sa simple volonté. Je ne veux en rien accabler ma mère.

Elle a toujours été perçue comme une personne bizarre, particulière, pénible, difficile à vivre alors qu’elle était simplement malade. Les termes qui revenaient le plus souvent c’est qu’elle était « chiante » et une « emmerdeuse née » (pardon pour ces mots si vulgaires).

J’ai toujours ressenti ma mère différente des autres mamans, même enfant. Parfois elle me faisait peur. Mais à qui en parler ? Je crois même que j’aurais bien eu trop honte d’aborder ce problème. Je n’ai jamais pu me confier à elle car j’avais peur de sa réaction. Je n’ai jamais pu lui laisser mes enfants car je n’avais pas confiance en elle. Ses changements d’humeur étaient  si imprévisibles.

Ma mère pouvait avoir des périodes où elle allait bien, trop bien même et ensuite tomber dans une grave dépression. Elle s’est coupée progressivement de toutes les personnes qui lui étaient proches. Elle a fait le vide autour d’elle. Elle était capable de décourager toutes les personnes qui pouvaient avoir de l’amitié ou de l’amour pour elle. Sa maladie pouvait la rendre tellement détestable que les gens finissaient par la fuir ou l’abandonner.

Cette maladie l’a conduite aussi à prendre de nombreux prêts à la consommation. Elle avait peur de manquer d’argent. Elle ne se rendait pas compte qu’il y avait des intérêts, elle ne voyait que l’argent qu’elle pouvait avoir sur son compte, pas les remboursements.

Elle a toujours souffert d’insomnie, avait peur du jugement des autres. Son quotidien était terrible.

Il n’y a que dans le travail qu’elle arrivait à donner l’illusion que tout allait bien. Elle n’avait pas trop le choix, il fallait bien qu’elle élève trois enfants, seule.

Notre vie était rythmée par les variations de son humeur.

Je me rappellerais toujours de certains samedis. Lorsqu’on rentrait de l’école vers midi, en approchant de la maison, on pouvait sentir les bonnes odeurs de cuisine. Elle était capable de nous préparer des pommes de terre et des légumes farcis, un poulet fermier rôti, des frites et de la bavette qu’elle faisait cuire sur le grill. Tous les copains nous enviaient. Elle avait nettoyé la maison de fond en comble, changé nos draps. On avait de quoi manger pendant 3 jours. Ensuite on allait balader dans la Clape, faire des courses.

Par contre, ces périodes là ne duraient pas.

Ma mère pouvait aussi rentrer du travail complètement lessivée par sa journée. Elle se couchait et il ne fallait pas faire de bruits. Et dans ces cas là, elle disait toujours que les carottes sont cuites. Si vous changez quelques lettres, cela signifie, je veux mourir. Alors quand tu as 8 ans, tu te culpabilises quand même un peu. Je me rappelle que je me disais qu’il fallait que je sois plus gentille, meilleure à l’école car j’avais quand même très peur des carottes qui sont cuites. Dans ces périodes là, je prenais en charge les repas. Au début c’était assez sommaire. J’allais chez le boucher prendre de la charcuterie ou alors j’allais acheter des viennoiseries. A la maison parfois le soir on petit déjeunait. Elle tenait grâce au Temesta. Elle en avait des boites entières d’avance.

On n’était pas malheureux, c’était normal de vivre ainsi. Il y avait des périodes de grandes exaltations et puis des périodes plus sombres où il ne fallait pas trop se faire remarquer.

Dès que j’ai pu partir de la maison, je suis partie sans me retourner. Après tout, mon père, les amis, la famille, tous avaient fui ! C’était tellement plus simple de se dire que ma mère était vraiment pénible plutôt que de chercher pourquoi elle était ainsi. Il y avait bien des signes mais je ne préférais pas les interpréter. Ma mère me surprenait. Une fois j’ai le souvenir de lui avoir téléphoné en rentrant du travail vers 19 heures. Elle s’était emportée car elle croyait que je la réveillais à 7 heures du matin. Elle prenait tellement de médicaments qu’elle avait régulièrement des accidents en voiture, elle perdait le contrôle.

Se retrouver seule à emmener ma mère à ne prendre plus soin d’elle ni de sa maison. Elle pouvait passer des jours entiers sans se laver et ne pas faire l’entretien de la maison. Lorsqu’on était à ses côtés elle ne pouvait pas se laisser autant aller mais quand on est seul, c’est tellement plus facile. Elle perdait la notion du temps et ne se rendait pas compte qu’elle pouvait passer plusieurs jours couchée.

C’est lorsque ma mère a fait une tentative de suicide à 50 ans que sa maladie a été diagnostiquée et qu’elle a commencé à recevoir un traitement adapté.

Ce ne l’a pas empêché d’enchaîner d’autres tentatives de suicide. A chaque fois, une personne a pu la trouver à temps. C’est terrible le regard des soignants lorsque j’allais la retrouver aux Urgences. Mais au lien d’avoir de la compassion je criais, je m’emportais. C’est difficile de voir sa mère ainsi. Elle faisait des séjours dans des maisons de repos adaptées mais sa mutuelle ne lui permettait pas d’y rester trop longtemps, malheureusement.

On a trouvé un bon psychiatre. Elle a pu enfin parlé de son mal de vivre, de ses dettes, de son envie de mourir. Il m’a déculpabilisé sur les sentiments (pas toujours très aimants) que je pouvais avoir à l’égard de ma mère. J’ai enfin découvert ce qu’était cette maladie et ses conséquences.

J’ai vu un juge, je suis devenu la tutrice de ma mère car elle était incapable de se gérer au quotidien et au niveau financier. On a vendu sa voiture. Ma grande peur c’est que lorsqu’elle fait une tentative de suicide elle tue d’autres personnes. Elle a failli faire sauter tout un quartier lors d’une tentative au gaz. Les pompiers n’étaient pas contents, du tout !

Depuis 6 ans elle va bien. Elle a un traitement approprié. Mon époux m’a aidé à rembourser ses crédits à la consommation. Je surveille ses dépenses. Elle me dit qu’elle n’a jamais été aussi bien, tant mieux.

Je n’aime pas l’idée de gérer ma mère. Mes enfants connaissent sa maladie. C’est difficile de se dire que ce que ma mère nous a fait vivre était dû à sa maladie et non pas à son caractère. C’est dur de ne pas lui en vouloir.

Si vous croisez, travaillez, vivez avec une personne atteinte de troubles bipolaires, sachez que c’est une personne malade. Prenez le temps de l’écouter, de l’aimer, de l’accompagner, de la soutenir. C’est tellement difficile pour elle de vivre au quotidien que ce n’est pas la peine de l’accabler par votre jugement. Je n’ai pas été capable pendant bien longtemps de mettre en pratique les conseils que je vous donne. Une chose est certaine, c’est que si ma mère avait eu une personne qui l’accompagne dans sa vie, elle ne serait pas allée si loin dans sa maladie.

J’ai commencé à cuisiner car il fallait bien s’y mettre quand elle n’allait pas bien. Cuisiner est rapidement devenu un plaisir alors merci maman, ce blog existe aussi grâce à toi.