Petit épeautre à l’artichaut et aux petits pois.

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Bonjour,

Au magasin « la ferme Côté Producteurs » à Narbonne, on peut trouver le petit épeautre cuit en bocal (nature ou aromatisé) ou alors en sachet (qu’il faut cuire). L’Homme n’avait jamais voulu le goûter mais depuis il a changé. Dernièrement j’ai acheté un bocal nature que j’ai cuisiné rapidement en rentrant avec des légumes achetés aussi à la ferme. On a adoré, du coup, l’après midi on y est retourné car je voulais en acheter en version à cuire. Le petit épeautre cuit en bocal est délicieux et pratique à utiliser mais c’est cher. Par contre si vous achetez un paquet à cuire, il est certes bien moins cher mais il est long à préparer. Il faut d’abord le faire tremper une nuit, l’égoutter puis le cuire 40 minutes. Ce n’est pas vraiment un plat « minute ».

On a donc acheté l’après midi un sachet de petit épeautre et un bocal (au cas où un soir je sois à la recherche d’un plat rapide à faire).

Ingrédients :

  • 150 g de petit épeautre qu’on fera cuire
  • 1 gros  artichaut
  • 1 oignon nouveau
  • 500 g de petits pois frais qu’il faut écosser
  • huile d’olive
  • sel et poivre du moulin

La veille mettre le petit épeautre à tremper.

Le lendemain, l’égoutter puis le cuire 40 minutes dans de l’eau salée.

Egoutter et réserver.

Trier les légumes, émincer l’oignon et couper en une dizaine de tranches l’artichaut.

Dans un petit faitout, faire chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive. Faire revenir l’oignon puis ajouter les morceaux d’artichaut et les petits pois.

Saler et poivrer. Couvrir et baisser le feu. En ¼ d’heure c’est cuit.

Ajouter le petit épeautre cuit, bien mélanger tout en poursuivant la cuisson 2 minutes. Cela permet de réchauffer le petit épeautre et de mêler les saveurs.

Goûter et si besoin rectifier l’assaisonnement.

Servir sans attendre, c’est excellent, l’Homme a validé.

Je ne vous ai pas raconté, on a fait une petite folie. On a acheté un extracteur de jus.(On dira qu’on s’est fait en avance nos cadeaux d’anniversaire et de Noël respectif)

L’Homme s’éclate, là il me prépare un jus carotte, ananas, citron vert, curcuma et gingembre.

On peut ainsi voir le jus d’un côté et les déchets de l’autre.

Et pour le matin : feuilles d’artichaut et radis noir. A jeun, ce n’est pas mal !

Le goût est à la hauteur de la couleur : beurk. Du coup, on n’achète plus des ampoules pour se nettoyer.

Si vous saviez comme il fait beau à Narbonne. Ca y est, on vit dehors. Il faut qu’on s’achète vite un parasol.

Il est tard, je vais me doucher. Je vous souhaite une belle semaine, cinq jours, on a perdu l’habitude.

Compote fraise et rhubarbe au sucre de bouleau.

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Bonjour,

On a passé le week-end à aider des copains pour leur déménagement. Pour les soulager et qu’ils décompressent un peu, ils sont restés souper avec nous samedi soir. Au menu salade au tofu curry-mangue, tajine de poisson et une compote fraise et rhubarbe.

Cette compote est sucrée avec du sucre de bouleau. Il est intéressant car il a un IG bas : 8 et pour l’Homme c’est parfait.

Ingrédients :

  • 1,200 Kg de rhubarbe
  • 500 g + 500 g de fraises
  • 100 g de sucre de bouleau

Trier 500 grammes de fraises ainsi que la rhubarbe puis couper les en morceaux.

Dans une casserole verser les fruits, ajouter le sucre. Cuire au moins trente minutes à feu doux.

Les fruits vont se compoter et se mêler les uns aux autres. Ils vont rendre beaucoup de jus au départ puis la compote va épaissir progressivement tout au long de la cuisson. Bien mélanger à l’aide d’une cuillère en bois, c’est prêt. Faire refroidir puis mettre au frais.

Pendant la cuisson de la compote, j’ai coupé 500 grammes de fraises que j’ai réservé au frais.

Présentation du dessert : verser dans des verrines de la compote de fraise/rhubarbe (j’en ai rempli 6).

Puis j’ai ajouté les fraises coupées.

C’est un régal !

Je vous souhaite une bonne semaine.

Domaine de l’Olivette, château de Caraguilhes, rouge 2015 et une fleur 100% anti gaspi.

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Bonjour,

Enfin le mois de mai pointe son nez. Il ne manque plus que la chaleur, on se gèle aujourd’hui.

Comme chaque année, je m’interdis de publier tant que la déclaration d’impôt n’est pas faite. Chacun se motive comme il peut !

Je reviens pour vous parler de vin, toujours à moins de 10 euros, toujours acheté chez mon caviste.

C’est un vin de pays rouge qui est produit en agriculture biologique sur le terroir de Boutenac au domaine de l’Olivette qui fait partie du château de Caraguilhes. Il se compose de 50 %de syrah, de 25 % de merlot et 25 % de grenache.

Même si je ne suis pas adepte du merlot (qui est un cépage souvent astringent en Languedoc), ce vin de pays a retenu mon attention. D’une belle couleur rouge foncée, ce sont bel et bien les qualités de la syrah et du grenache que l’on retrouve. Il y a une belle concentration dans les arômes : on est sur les fruits rouges avec une pointe de réglisse.

J’ai acheté cette bouteille chez mon caviste Vie d’Oc au prix de 6,95 euros. C’est très raisonnable pour un vin qui accompagnera merveilleusement une canette cuite au four ou bien un veau aux carottes.

Et pour fêter ce mois de mai, une fleur 100 % anti gaspi, une fleur de chou pet-saï.

Lorsque je mange un chou pet-saï, je garde la base et je la pose sur un verre d’eau. Des racines apparaissent en quelques jours, et la tige se met à pousser, pousser. Voilà le résultat au bout de 3 semaines.

Je vous souhaite un bon 1er mai, sans muguet mais avec du pet-saï. (Et on n’oublie pas de consommer avec Modération).

Purée de pomme de terre et de céleri-rave.

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Bonjour,

Ce matin, j’ai posé l’ensemble des programmes des candidats à la présidentielle sur ma table. J’ai pris le temps de les lire un par un. J’ai essayé de ne pas tenir compte de ce que j’avais entendu dans les médias ces dernières semaines. J’ai juste pris en compte chaque programme, j’ai fait mon choix, je suis allée voter…

En attendant, je continue à proposer à l’Homme des repas équilibrés et surtout riches en légumes. Il a perdu 6 kilos, son ventre a fondu, j’espère que son foie aussi. Je teste énormément de recettes en ce moment à base de légumes, cela me prend du temps, bientôt vous en profiterez.

Pour accompagner le poisson, je voulais faire une purée mais pas qu’à base de pommes de terre. J’ai ajouté du céleri-rave. C’est simple vous pesez autant de pommes de terre que de céleri-rave. Un oignon cébette adoucit la purée. C’est parti pour la recette !

Ingrédients :

  • 1 céleri-rave de 1,200 kg
  • 1,200 kg de pommes de terre
  • 1 oignon cébette
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre du moulin

Peler les pommes de terre et le céleri-rave. Les couper en gros morceaux.

Trier l’oignon cébette et l’émincer.

Dans un faitout légèrement huilé, faire revenir l’oignon. Ajouter les pommes de terre et le céleri-rave.

Verser de l’eau juste au ras des légumes. Saler. Couvrir. Cuire, cela prend une vingtaine de minutes.

Egoutter grossièrement les légumes en vous aidant du couvercle. Il faut qu’il reste un tout petit peu d’eau.

Ecraser les légumes à l’aide d’un presse purée. Saler et poivrer. Ajouter une cuillère à soupe d’huile d’olive.

Remettre à cuire tout en remuant pendant quelques minutes. C’est prêt ! Voilà une purée bien parfumée.

Servie avec une petite dorade grillée et quelques asperges, c’était parfait.

En ce moment, il y a très souvent des asperges à la maison, elles sont à un prix raisonnable : 4 euros le kilo et puis je les adore.

Je vous souhaite une bonne semaine.

Salade au tofu curry-mangue

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Bonjour,

J’ai pris quelques jours de vacances et j’en ai profité pour ranger et nettoyer. La cuisine en avait grand besoin. Je prends plaisir à ouvrir mes placards juste pour profiter de l’état impeccable. Parfois je me surprends moi-même !

L’aquagym continuait aussi pendant les vacances mais plus tôt. J’ai pu me rendre à tous les cours. On était peu nombreux (4 à 5 personnes) et il faisait grand soleil. Le prof ouvrait les grandes baies vitrées, c’était juste parfait.

J’ai aussi pris plaisir jeudi à aller au marché acheter des légumes, des plantes aromatiques à planter et quelques pivoines. J’ai pris le temps pour flâner dans les rayons de Biocoop. J’ai trouvé du tofu parfumé au curry et à la mangue. L’Homme veut manger moins de protéines animales. Adorant ces saveurs, je me suis dit que c’était l’occasion de tester ce produit dans une salade.

Ingrédients :

  • 1 sucrine
  • 1 oignon cébette
  • 3 càs de pois chiches cuits
  • ½ poivron rouge grillé
  • 100 g de tofu au curry et à la mangue Taifun
  • 1 càs de mélange de graines
  • 1 càs d’huile d’olive + 1 càs d’huile d’olive
  • 1 càc d’huile de colza
  • 1 càc de vinaigre de Banyuls
  • Sel et poivre du moulin

Laver les légumes et les trier.

Emincer l’oignon cébette, couper en cube le poivron ainsi que le tofu.

Emincer la salade, la déposer dans un saladier. Ajouter les dés de poivron et les pois chiches.

Dans un bol mélanger une cuillère à soupe d’huile d’olive, une cuillère à café d’huile de colza et le vinaigre. Saler et poivrer. Bien mélanger.

Faire chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une poêle. Faire revenir l’oignon cébette puis ajouter les dés de tofu et enfin les graines. Verser sur la salade, ajouter la vinaigrette et servir immédiatement.

C’est bon ! Le contraste chaud/froid est un délice et cette salade est bien parfumée.

Je vous souhaite un bon week-end de Pâques.

Tartinade de fromage de chèvre au Moringa.

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Bonjour,

Régulièrement j’aime aller m’inspirer des recettes de Lyne sur son blog Epices & Moi. Dernièrement, elle a réalisé une recette qui contenait de la poudre de Moringa. Elle proposait de faire tester ce produit à 10 personnes. En échange on devait faire une recette qui permet de participer à un concours. Je suis donc allée voir ce qu’était cette poudre et j’ai été séduite pas ses bienfaits. Vous trouverez tous les renseignements ICI. Le Moringa est une plante ayurvédique originaire d’Inde. Depuis la nuit des temps, le Moringa est la plante qui guérit 300 maladies. Et tout, dans cette plante, se consomme. La feuille de Moringa est le légume terrestre le plus complet et équilibré en micronutriments, acides aminés et antioxydants. Cette petite poudre magique peut se glisser dans de nombreuses préparations.

Comme je ne voulais pas tomber dans la facilité de faire un smoothie, j’ai eu envie de la travailler avec des saveurs printanières.

Ingrédients :

  • 12 asperges
  • 6 radis
  • 1 fromage de chèvre frais
  • 1 càc bombée de poudre de Moringa
  • 1 càs d’huile d’olive
  • Sel et poivre du moulin

Trier les légumes.

Les faire cuire à la vapeur. Comptez une vingtaine de minutes.

Pendant la cuisson des légumes, écraser à l’aide d’une fourchette le fromage de chèvre avec le Moringa, l’huile, le sel et le poivre.

Bien mélanger. Vous obtenez une belle pâte ferme de couleur verte. Mettre votre préparation dans un bol. Saupoudrer légèrement de poudre de Moringa, c’est juste beau !

Je vous propose de consommer cette tartinade de deux façons.

Soit simplement avec du pain.

Soit façonner en une jolie quenelle pour accompagner des asperges et des radis cuits.

Hier soir, ma famille est venue souper à la maison. Je leur ai proposé cette tartinade. Ils ont adoré la saveur (je trouve que le Moringa a un goût d’artichaut) et aussi la couleur.

Je vous souhaite une bonne soirée.

Fondue de poireaux et de fenouil.

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Bonjour,

Je reviens avec une recette de légumes. Il va y avoir encore plus de recettes de légumes. L’Homme doit éviter la charcuterie, le fromage et les glucides. Il s’est fait une petite frayeur après une analyse de sang. Du coup il est plus raisonnable, enfin !

J’ai réalisé cette fondue de poireaux et fenouil pour accompagner un poisson. S’il en reste vous pouvez en mettre dans une quiche ou un cake.

Ingrédients :

  • 3 gros poireaux
  • 1 fenouil
  • 1 petit oignon
  • 1 càs d’huile d’olive
  • Sel et poivre du moulin

C’est très simple.

Trier vos légumes.

Les trancher finement à l’aide d’un robot. Ca prend 2 minutes pas plus.

Faire ensuite chauffer dans un faitout une cuillère à soupe d’huile d’olive. Verser l’ensemble des légumes tranchés.

Saler et poivrer. Bien remuer. Couvrir. Cuire à feu très doux pendant 45 minutes. Penser à remuer de temps en temps. Les légumes vont rendre leur eau et fondre tout doucement. Ils vont perdre les 2/3 de leur volume.

Ne pas hésiter à mettre beaucoup de légumes au départ car cela réduit beaucoup.

Vous allez vous régaler.

Je vous souhaite une bonne soirée.

30 mars, journée mondiale des troubles bipolaires.

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Bonjour,

Il n’y aura pas de recette aujourd’hui mais juste mon témoignage.

Ma mère est bipolaire. Il était temps qu’une journée soit dédiée à cette maladie car elle concerne 1 à 2% de la population. Elle touche la personne malade mais aussi son entourage. Vivre aux côtés d’une personne atteinte de troubles bipolaires est très difficile. C’est une maladie que l’on porte en soi mais qui ne se voit pas. Difficile pour les autres d’identifier la maladie.

Je souhaite témoigner pour déculpabiliser l’entourage de la personne qui est bipolaire. On a parfois des sentiments qui ne sont pas bienveillants. C’est difficile de se dire que le comportement d’une personne est dû à sa maladie et non pas à sa simple volonté. Je ne veux en rien accabler ma mère.

Elle a toujours été perçue comme une personne bizarre, particulière, pénible, difficile à vivre alors qu’elle était simplement malade. Les termes qui revenaient le plus souvent c’est qu’elle était « chiante » et une « emmerdeuse née » (pardon pour ces mots si vulgaires).

J’ai toujours ressenti ma mère différente des autres mamans, même enfant. Parfois elle me faisait peur. Mais à qui en parler ? Je crois même que j’aurais bien eu trop honte d’aborder ce problème. Je n’ai jamais pu me confier à elle car j’avais peur de sa réaction. Je n’ai jamais pu lui laisser mes enfants car je n’avais pas confiance en elle. Ses changements d’humeur étaient  si imprévisibles.

Ma mère pouvait avoir des périodes où elle allait bien, trop bien même et ensuite tomber dans une grave dépression. Elle s’est coupée progressivement de toutes les personnes qui lui étaient proches. Elle a fait le vide autour d’elle. Elle était capable de décourager toutes les personnes qui pouvaient avoir de l’amitié ou de l’amour pour elle. Sa maladie pouvait la rendre tellement détestable que les gens finissaient par la fuir ou l’abandonner.

Cette maladie l’a conduite aussi à prendre de nombreux prêts à la consommation. Elle avait peur de manquer d’argent. Elle ne se rendait pas compte qu’il y avait des intérêts, elle ne voyait que l’argent qu’elle pouvait avoir sur son compte, pas les remboursements.

Elle a toujours souffert d’insomnie, avait peur du jugement des autres. Son quotidien était terrible.

Il n’y a que dans le travail qu’elle arrivait à donner l’illusion que tout allait bien. Elle n’avait pas trop le choix, il fallait bien qu’elle élève trois enfants, seule.

Notre vie était rythmée par les variations de son humeur.

Je me rappellerais toujours de certains samedis. Lorsqu’on rentrait de l’école vers midi, en approchant de la maison, on pouvait sentir les bonnes odeurs de cuisine. Elle était capable de nous préparer des pommes de terre et des légumes farcis, un poulet fermier rôti, des frites et de la bavette qu’elle faisait cuire sur le grill. Tous les copains nous enviaient. Elle avait nettoyé la maison de fond en comble, changé nos draps. On avait de quoi manger pendant 3 jours. Ensuite on allait balader dans la Clape, faire des courses.

Par contre, ces périodes là ne duraient pas.

Ma mère pouvait aussi rentrer du travail complètement lessivée par sa journée. Elle se couchait et il ne fallait pas faire de bruits. Et dans ces cas là, elle disait toujours que les carottes sont cuites. Si vous changez quelques lettres, cela signifie, je veux mourir. Alors quand tu as 8 ans, tu te culpabilises quand même un peu. Je me rappelle que je me disais qu’il fallait que je sois plus gentille, meilleure à l’école car j’avais quand même très peur des carottes qui sont cuites. Dans ces périodes là, je prenais en charge les repas. Au début c’était assez sommaire. J’allais chez le boucher prendre de la charcuterie ou alors j’allais acheter des viennoiseries. A la maison parfois le soir on petit déjeunait. Elle tenait grâce au Temesta. Elle en avait des boites entières d’avance.

On n’était pas malheureux, c’était normal de vivre ainsi. Il y avait des périodes de grandes exaltations et puis des périodes plus sombres où il ne fallait pas trop se faire remarquer.

Dès que j’ai pu partir de la maison, je suis partie sans me retourner. Après tout, mon père, les amis, la famille, tous avaient fui ! C’était tellement plus simple de se dire que ma mère était vraiment pénible plutôt que de chercher pourquoi elle était ainsi. Il y avait bien des signes mais je ne préférais pas les interpréter. Ma mère me surprenait. Une fois j’ai le souvenir de lui avoir téléphoné en rentrant du travail vers 19 heures. Elle s’était emportée car elle croyait que je la réveillais à 7 heures du matin. Elle prenait tellement de médicaments qu’elle avait régulièrement des accidents en voiture, elle perdait le contrôle.

Se retrouver seule à emmener ma mère à ne prendre plus soin d’elle ni de sa maison. Elle pouvait passer des jours entiers sans se laver et ne pas faire l’entretien de la maison. Lorsqu’on était à ses côtés elle ne pouvait pas se laisser autant aller mais quand on est seul, c’est tellement plus facile. Elle perdait la notion du temps et ne se rendait pas compte qu’elle pouvait passer plusieurs jours couchée.

C’est lorsque ma mère a fait une tentative de suicide à 50 ans que sa maladie a été diagnostiquée et qu’elle a commencé à recevoir un traitement adapté.

Ce ne l’a pas empêché d’enchaîner d’autres tentatives de suicide. A chaque fois, une personne a pu la trouver à temps. C’est terrible le regard des soignants lorsque j’allais la retrouver aux Urgences. Mais au lien d’avoir de la compassion je criais, je m’emportais. C’est difficile de voir sa mère ainsi. Elle faisait des séjours dans des maisons de repos adaptées mais sa mutuelle ne lui permettait pas d’y rester trop longtemps, malheureusement.

On a trouvé un bon psychiatre. Elle a pu enfin parlé de son mal de vivre, de ses dettes, de son envie de mourir. Il m’a déculpabilisé sur les sentiments (pas toujours très aimants) que je pouvais avoir à l’égard de ma mère. J’ai enfin découvert ce qu’était cette maladie et ses conséquences.

J’ai vu un juge, je suis devenu la tutrice de ma mère car elle était incapable de se gérer au quotidien et au niveau financier. On a vendu sa voiture. Ma grande peur c’est que lorsqu’elle fait une tentative de suicide elle tue d’autres personnes. Elle a failli faire sauter tout un quartier lors d’une tentative au gaz. Les pompiers n’étaient pas contents, du tout !

Depuis 6 ans elle va bien. Elle a un traitement approprié. Mon époux m’a aidé à rembourser ses crédits à la consommation. Je surveille ses dépenses. Elle me dit qu’elle n’a jamais été aussi bien, tant mieux.

Je n’aime pas l’idée de gérer ma mère. Mes enfants connaissent sa maladie. C’est difficile de se dire que ce que ma mère nous a fait vivre était dû à sa maladie et non pas à son caractère. C’est dur de ne pas lui en vouloir.

Si vous croisez, travaillez, vivez avec une personne atteinte de troubles bipolaires, sachez que c’est une personne malade. Prenez le temps de l’écouter, de l’aimer, de l’accompagner, de la soutenir. C’est tellement difficile pour elle de vivre au quotidien que ce n’est pas la peine de l’accabler par votre jugement. Je n’ai pas été capable pendant bien longtemps de mettre en pratique les conseils que je vous donne. Une chose est certaine, c’est que si ma mère avait eu une personne qui l’accompagne dans sa vie, elle ne serait pas allée si loin dans sa maladie.

J’ai commencé à cuisiner car il fallait bien s’y mettre quand elle n’allait pas bien. Cuisiner est rapidement devenu un plaisir alors merci maman, ce blog existe aussi grâce à toi.

Escalope de porc farcie à la tomme fraîche de Saint-Nectaire

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Bonjour,

Titi est à la maison pour un mois. Il est en stage pendant trois semaines puis il a une semaine de vacances. C’est grâce à lui que j’ai appris qu’il s’en passe des choses à la maison lorsque je vais à l’aquagym. Apparemment, je n’ai pas fermé la porte que l’Homme et ma fille décrètent une soirée gâteaux. Ils font ça depuis décembre et trois fois par semaine. Je comprends mieux pourquoi l’Homme a le ventre qui s’arrondit. Et je ne me suis doutée de rien…

Sinon, les nouvelles sont bonnes. Titi semble s’apaiser, les clients affluent  pour moi. Tant mieux car un jeune en études supérieures, cela coûte cher.  L’Homme est bien dans son travail et a de temps en temps d’agréable surprise. La dernière personne qui est arrivée dans son entreprise a des parents producteurs de Saint Nectaire bio. Dès que la nouvelle s’est répandue, il a eu 20 tommes en commande, dont 2 pour nous. L’Homme voulait goûter la tomme fraîche.

C’est un délice ! Son collègue lui a expliqué que chez lui elle se mangeait accompagnée de confiture. Elle est de consistance ferme et est très fine en bouche. Tout est dans la subtilité.

C’est en décongelant un rôti de proc, que je me suis dit que cette tomme fraîche ferait des merveilles.

J’ai profité qu’il soit encore un peu dur pour faire des tranches très fines.

J’ai découpé 8 tranches fines de porc et 4 tranches de fromage frais.

J’ai assaisonné légèrement de sel et de poivre les tranches de porc.

J’ai pris une tranche assaisonnée, poser dessus une tranche de fromage et posé une nouvelle tranche de porc. Deux piques sont venues sceller la préparation.

J’ai saisi la viande dans une poêle bien chaude puis à feu plus doux j’ai laissé la viande cuire et le fromage fondre.

Servir immédiatement, pour l’accompagnement je vous fais confiance.

C’était juste parfait !

Je vous souhaite un bon après midi.

Le marin 2016 de Sarrat de Goundy, appellation Clape

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Bonjour,

Si vous saviez comme j’en ai bavé pour arriver à insérer sur le blog la page : vins à moins de 10 euros. Créer une page est facile mais la faire apparaitre sous la bannière a tourné à l’obsession. Impossible de retrouver la façon de le faire. J’étais dans une colère. Et puis dimanche matin en expliquant pour la énième fois mes difficultés à l’Homme, j’ai fait la manipulation sans problème. Je suis fière de moi, j’ai réussi toute seule !

Pour démarrer la rubrique des vins à moins de 10 euros, je vous propose un vin blanc qui est produit sur le massif de la Clape. C’est tout près de Narbonne. Déjà, j’adore le nom du domaine, Sarrat de Goundy.

Il a une belle couleur jaune or. Il se compose de bourboulenc, grenache blanc, viognier, macabeo et roussanne qui sont des cépages méridionaux, hormis le viognier. La roussanne et le viognier apportent des arômes de fleur blanche et de fruit mûr. La proximité de la mer confère de la fraicheur au raisin ce qui amène une belle acidité. Il est ample et long en bouche.

Comme tout vin blanc, le servir frais : 12 °C, mais non glacé. C’est un vin que je préfère boire avec un plat plutôt qu’à l’apéritif. J’ai bien envie de l’essayer avec la brandade parmentière ou les coquilles St Jacques. J’aime aussi accompagner ce vin d’un fromage comme un Saint-Nectaire encore crémeux.

Vous pouvez découvrir le domaine Sarrah de Goudy et les vins produits ICI. J’ai acheté ce vin blanc au prix de 6,95 euros TTC chez mon caviste Vie d’Oc.

Et surtout, n’oubliez pas de boire avec Modération.